° PRESENTATION//

L'association Epsilone travaille en collaboration avec de nombreuses structures ( MJC, centres sociaux, maisons d'arrêt, IME, scolaires ... ) dans le cadre d'ateliers d'initiation au Graffiti. Nos intervenants transmettent leur expérience à travers une pédagogie adaptée au public et au contexte.

° FICHE PEDAGOGIQUE//

Objectifs généraux de l’atelier

 

la sensibilisation des participants à l’histoire du graffiti et du mouvement artistique que cet art recouvre

 

Objectif : Replacer la pratique dans le contexte historique de son apparition et en montrer l’évolution au cours du temps.

    - l’apprentissage des différents styles que recouvre historiquement l’art du graffiti et de ses différentes techniques de base

 

Objectif : étudier un large champ de styles et techniques de peinture afin de permettre le développement d’une pratique autonome chez chacun des participants.

    - la mise en oeuvre d’un premier travail collectif de création

 

Objectif : responsabiliser les jeunes par rapport à un public et à un environnement (lorsqu’il s’agit d’investir un mur, la fresque s’inscrit directement dans l’espace publique) et leur permettre d’expérimenter directement les enjeux esthétiques, culturels, sociaux mais aussi économiques impliqués par l’expression artistique.

    - confronter dans la mesure du possible l’expression graffiti à d’autres pratiques artistiques ou à d’autres esthétiques graphiques

 

Objectif : intégrer au maximum le travail de création à un environnement socio-culturel élargi et participer à l’ouverture culturelle des participants.

Contenu et déroulement du stage

 

 

1. une première phase générale de sensibilisation qui comprend :

      - un temps d’échange-discussion avec les participants sur leur intérêt et leur degré de connaissance de la culture hip hop, leur niveau d’éveil artistique.

      - un rappel historique du contexte d’émergence du graffiti (discipline pilier de la culture hip-hop), une présentation des styles principaux (lettrages, personnages, scènes)

        avec leurs évolutions respectives, incarnées par quelques grandes figures historiques et de l’actualité du mouvement.

      - la consultation de magazines spécialisés, le visionnage de vidéos…

 

2. Une seconde phase de travail technique et de conception sur papier :

     - prise de contact avec les différents types de lettrages (« wild style », « flop », « block », « 3D », « bubble »…), travail de déconstruction et de reproduction sur papier à

       partir de modèles, travail sur la perspective

     -Travail sur les proportions pour la conception de « Persos » (ou portraits)

     -Travail sur la complémentarité des couleurs (prisme de décomposition des couleurs primaires)

     -Choix des thématiques qui seront abordées dans la réalisation de la fresque et élaboration collective

 

(Cette phase de travail sur papier est décisive : la fresque est avant tout un dessin. Le résultat final dépend largement de la qualité du tracé mural qui sert de canevas à la fresque et qui doit donc déjà être bien maîtrisé dès sa conception sur papier. Ce travail de préparation permet des économies de temps au moment d’attaquer le mur, et aussi des économies de peintures…)

 

3. Le travail à la bombe

Traditionnellement, il se fait sur un support mural (comme les autres disciplines de la culture hip-hop, le graff’ naît « dans la rue » des quartiers populaires américains au début des années 70). Mais la fresque peut être aussi élaborée sur panneaux ou supports mobiles : ce type de restitution permet d’intégrer plus facilement la fresque à un projet culturel plus global ainsi qu’à des environnements divers. Cette phase de réalisation se décompose en 4 temps :

 

L’approche individuelle du spray :

     -choix des « caps » (les embouts amovibles qui se fixent sur la bombe et qui en fonction de leur taille déterminent l’épaisseur du trait)

     -premiers coups de bombes : travail sur la vitesse d’exécution (suffisamment rapide pour permettre d’éviter les écoulements de peinture, sans nuire à la précision),

      synchronisation entre mouvement du bras et pression sur le « cap »

 

Ici, veiller à ce que le lieu de pratique soit suffisamment aéré…

     -le tracé mural de la fresque et sa décomposition en aplats (ou zones) de couleurs

     -le remplissage des aplats de couleur pré délimités et le retour en précision sur le trait initial pour obtenir un contour le plus net possible

     -Initiation aux différents effets réalisables par inclinaison du spray (dégradés, reflets, ombres)

 

Suivi des ateliers

Après le stage, l’association demeure au contact du personnel de la structure d’accueil et des jeunes :

     -information régulière sur les activités de l’association et sur l’actualité artistique locale

     -mise en place éventuelle d’autres types d’actions ou d’un atelier permanent.

     -repérage et accompagnement de projets portés par les jeunes

 

Une intervention pédagogique « type » :

     -un minimum de quinze heures d’apprentissage (5 séances de 3 heures). Le nombre d’heures dépend aussi du projet de la structure qui accueille l’atelier.

     -un groupe de huit à 10 participants

     -80 à 100 sprays aérosols et une surface exploitable d’au moins 40m²

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